D.Fischer-Dieskau avec Gérald Moore au piano, enregistré à Londres en mai 1959
A.-S. Von Otter avec L'orchestre de chambre d'Europe, dirigé par C. Abbado
H. Schlusnus, enregistrement Deustsche Grammophon, 1933
Wer reitet so spät durch Nacht und Wind?
Es ist der Vater mit seinem Kind;
Er hat den Knaben wohl in dem Arm,
Er faßt ihn sicher, er hält ihn warm.
»Mein Sohn, was birgst du so bang dein Gesicht?« -
»Siehst, Vater, du den Erlkönig nicht?
Den Erlenkönig mit Kron und Schweif?«
»Mein Sohn, es ist ein Nebelstreif.«
>Du liebes Kind, komm, geh mit mir!
Gar schöne Spiele spiel ich mit dir;
Manch bunte Blumen sind an dem Strand,
Meine Mutter hat manch gülden Gewand.<
»Mein Vater, mein Vater, und hörest du nicht,
Was Erlenkönig mir leise verspricht?«
»Sei ruhig, bleibe ruhig, mein Kind:
In dürren Blättern säuselt der Wind.«
>Willst, feiner Knabe, du mit mir gehn?
Meine Töchter sollen dich warten schön;
Meine Töchter führen den nächtlichen Reihn
Und wiegen und tanzen und singen dich ein.<
»Mein Vater, mein Vater, und siehst du nicht dort
Erlkönigs Töchter am düstern Ort?«
»Mein Sohn, mein Sohn, ich seh es genau:
Es scheinen die alten Weiden so grau.«
>Ich liebe dich, mich reizt deine schöne Gestalt;
Und bist du nicht willig, so brauch ich Gewalt.<
»Mein Vater, mein Vater, jetzt faßt er mich an!
Erlkönig hat mir ein Leids getan!«
Dem Vater grauset's, er reitet geschwind,
Er hält in Armen das ächzende Kind,
Erreicht den Hof mit Müh' und Not:
In seinen Armen das Kind war tot.
vendredi 8 août 2008
jeudi 7 août 2008
Sous les palétuviers
Pour Linette et Françoise
http://www.chanson.udenap.org/fiches_bio/carton_pauline.htm
Chanson idiote construite sur le même principe d'enchâssement syllabique que certaines chansons de Bobby Lapointe et préfigurant l'ambiguité interprétative de certains de ses textes. Ce fut un immense succès des années 30. Elle date de 1934 et fut écrite par Moyses Simons sur un texte d'Henri Duvernois pour une opérette "Toi c'est moi". Chantée magnifiquement notamment par Koval et Pauline Carton.
http://www.chanson.udenap.org/fiches_bio/carton_pauline.htm
Felicity Lott / Mélodie française
Bien qu'anglaise, Felicity Lott est l'une des meilleures interprètes du répertoire de mélodie française qu'elle a enregistré (Chausson, Fauré, Gounod, Ravel, Duparc, Hahn)
http://www.felicitylott.de/discography.htm
"Chant d'automne" de G. Fauré sur un poème de Baudelaire
(vidéo où malheureusement on ne la voit pas chanter)
Chant d'automne
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
II
J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
[Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !]
"L'invitation au voyage" de H.Duparc sur un poème de Baudelaire
L'invitation au voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
"Adieux de l'hôtesse arabe" de G. Bizet sur un poème d'Hugo
Adieux de l'hôtesse arabe
Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,
Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,
Ni le repos, ni l'abondance,
Ni de voir à ta voix battre le jeune sein
De nos soeurs, dont, les soirs,
le tournoyant essaim
Couronne un coteau de sa danse.
Adieu, beau voyageur, hélas,adieu
Oh ! que n'es-tu de ceux
Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux
Leur toit de branches ou de toiles!
Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,
Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,
De s'en aller dans les étoiles!
Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,
O jeune homme, eût aimé te servir à genoux
Dans nos huttes toujours ouvertes;
Elle eût fait, en berçant
ton sommeil de ses chants,
Pour chasser de ton front les moucherons méchants,
Un éventail de feuilles vertes.
Si tu ne reviens pas, songe un peu quelquefois
Aux filles du désert, soeurs à la douce voix,
Qui dansent pieds nus sur la dune;
O beau jeune homme blanc, bel oiseau passager,
Souviens-toi, car peut-être, ô rapide étranger,
Ton souvenir reste à plus d'une!
Victor Hugo, Les Orientales
http://www.felicitylott.de/discography.htm
"Chant d'automne" de G. Fauré sur un poème de Baudelaire
(vidéo où malheureusement on ne la voit pas chanter)
Chant d'automne
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
II
J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
[Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l'été blanc et torride,
De l'arrière-saison le rayon jaune et doux !]
"L'invitation au voyage" de H.Duparc sur un poème de Baudelaire
L'invitation au voyage
Mon enfant, ma soeur,
Songe à la douceur
D'aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l'ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l'âme en secret
Sa douce langue natale.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l'humeur est vagabonde ;
C'est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu'ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D'hyacinthe et d'or ;
Le monde s'endort
Dans une chaude lumière.
Là, tout n'est qu'ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.
Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal
"Adieux de l'hôtesse arabe" de G. Bizet sur un poème d'Hugo
Adieux de l'hôtesse arabe
Puisque rien ne t'arrête en cet heureux pays,
Ni l'ombre du palmier, ni le jaune maïs,
Ni le repos, ni l'abondance,
Ni de voir à ta voix battre le jeune sein
De nos soeurs, dont, les soirs,
le tournoyant essaim
Couronne un coteau de sa danse.
Adieu, beau voyageur, hélas,adieu
Oh ! que n'es-tu de ceux
Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux
Leur toit de branches ou de toiles!
Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits,
Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis,
De s'en aller dans les étoiles!
Si tu l'avais voulu, peut-être une de nous,
O jeune homme, eût aimé te servir à genoux
Dans nos huttes toujours ouvertes;
Elle eût fait, en berçant
ton sommeil de ses chants,
Pour chasser de ton front les moucherons méchants,
Un éventail de feuilles vertes.
Si tu ne reviens pas, songe un peu quelquefois
Aux filles du désert, soeurs à la douce voix,
Qui dansent pieds nus sur la dune;
O beau jeune homme blanc, bel oiseau passager,
Souviens-toi, car peut-être, ô rapide étranger,
Ton souvenir reste à plus d'une!
Victor Hugo, Les Orientales
Libellés :
Baudelaire,
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mélodie française,
V. Hugo
mercredi 6 août 2008
Philippe Jaroussky dans le répertoire baroque
Portrait musical croisé (incomplet) de Philippe Jaroussky et Jean-Christophe Spinosi (Ensemble Matheus) avec de magnifiques interprétations d'airs du répertoire d'opéras baroques de Haendel et Vivaldi.
Ceci illutre parfaitement bien, pour un même interprète la différence de travail (technicité respiratoire /virtuosité / ambitus) pour ce style de musique et pour la mélodie française.
Ceci illutre parfaitement bien, pour un même interprète la différence de travail (technicité respiratoire /virtuosité / ambitus) pour ce style de musique et pour la mélodie française.
Partie 1 : avec une interprétation des airs "Dover giustizia" (Haendel, Ariodante) et
"Sorge l'irato nembo" (Vivaldi, Orlando furioso)
Partie 2 : avec une interprétation de l'air "Penna spiranna" (Haendel, Amadigi di Gaula)
Partie 3 : avec une interprétation de l'air "Sento in seno " (Vivaldi, Giustino)
Partie 4 : avec une interprétation de l'air "Sol da te" (Vivaldi, Orlando furioso)
flûte solo : Jean-Marc Goujon
Partie 5 : avec une interprétation de l'air "Cara sposa" (Haendel, Rinaldo)
Partie 6 : avec une interprétation de l'air "Vedro con mi diletto" (Vivaldi, Giustino)
Partie 7 : avec une interprétation de l'air très virtuose "Se in ogni guardo" (Vivaldi, Orlando Finto Pazzo)
Libellés :
Haendel,
Philippe Jaroussky,
Vivaldi
Philippe Jaroussky / La Mélodie Française
Film réalisé par Louise Narboni "Une invitation à la Mélodie Française" montrant le travail de Philippe Jaroussky, contre-ténor baroque travaillant le répertoire et discutant du placement de voix, des choix stylistiques pour la mélodie XIXème.
Partie 1 : avec une interprétation intéressante et presque "baroqueuse" de "A Cloris" de Reynaldo Hahn ... mais sur un extrait de "A Choris, Stances" de Théophile de Viau
Stances
S'il est vrai, Cloris, que tu m'aimes,
Mais j'entends que tu m'aimes bien,
Je ne crois point que les Rois mêmes
Aient un heur comme le mien :
Que la mort serait importune
De venir changer ma fortune
À la félicité des Dieux !
Tout ce qu'on dit de l'ambroisie
Ne touche point ma fantaisie
Au prix des grâces de tes yeux.
[...]
Partie 2 : avec une interprétation de "D'une prison" de Reynaldo Hahn sur un poème de Verlaine "Le ciel est par dessus le toit"
Le ciel est, par-dessus le toit,
Si bleu, si calme !
Un arbre, par-dessus le toit,
Berce sa palme.
La cloche, dans le ciel qu'on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
Pleurant sans cesse,
Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
De ta jeunesse ?
Paul Verlaine, Sagesse
Partie 3 : avec une interprétation de "Mandoline" de Gabriel Fauré sur un poème de Verlaine
Les donneurs de sérénades
Et les belles écouteuses
Échangent des propos fades
Sous les ramures chanteuses.
C'est Tircis et c'est Aminte,
Et c'est l'éternel Clitandre,
Et c'est Damis qui pour mainte
Cruelle fait maint vers tendre.
Leurs courtes vestes de soie,
Leurs longues robes à queues,
Leur élégance, leur joie
Et leurs molles ombres bleues
Tourbillonnent dans l'extase
D'une lune rose et grise,
Et la mandoline jase
Parmi les frissons de brise.
Paul Verlaine, Fêtes galantes
Partie 4 : avec une interprétation du même poème mais sur une mélodie de Reynaldo Hahn (titre : "Fêtes Galantes" de Reynaldo Hahn sur le poème de "Mandoline" Verlaine extrait du recueil "Fêtes Galantes").
Partie 5 : avec une interprétation de "L'heure exquise" de Reynaldo Hahn sur un poème de Verlaine
L'heure exquise
La lune blanche
Luit dans les bois ;
De chaque branche
Part une voix
Sous la ramée ...
Ô bien-aimée.
L'étang reflète,
Profond miroir,
La silhouette
Du saule noir
Où le vent pleure ...
Rêvons, c'est l'heure.
Un vaste et tendre
Apaisement
Semble descendre
Du firmament
Que l'astre irise ...
C'est l'heure exquise.
Paul Verlaine, La bonne chanson
Partie 6 : avec une interprétation de "Colloque sentimental" de Debussy sur un poème de Verlaine
Colloque sentimental
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux formes ont tout à l'heure passé.
Leurs yeux sont morts et leurs lèvres sont molles,
Et l'on entend à peine leurs paroles.
Dans le vieux parc solitaire et glacé
Deux spectres ont évoqué le passé.
- Te souvient-il de notre extase ancienne?
- Pourquoi voulez-vous donc qu'il m'en souvienne?
- Ton coeur bat-il toujours à mon seul nom?
Toujours vois-tu mon âme en rêve? - Non.
Ah ! les beaux jours de bonheur indicible
Où nous joignions nos bouches ! - C'est possible.
- Qu'il était bleu, le ciel, et grand, l'espoir !
- L'espoir a fui, vaincu, vers le ciel noir.
Tels ils marchaient dans les avoines folles,
Et la nuit seule entendit leurs paroles.
Paul Verlaine, Fêtes galantes
Philippe Jaroussky en concert, mai 2008. "Le charme" d'Ernest Chausson
poème d'A. Silvestre
Quand ton sourire me surprit,
Je sentis frémir tout mon être,
Mais ce qui domptait nous esprit,
Je ne pus d'abord le connaître.
Quand ton regard tomba sur moi,
Je sentis mon âme se fondre,
Mais ce que serait cet émoi,
Je ne pus d'abord en répondre.
Ce qui me vainquit à jamais,
Ce fut un plus douloureux charme;
Et je n'ai su que je t'aimais,
Qu'en voyant ta première larme.
Libellés :
Debussy,
Fauré,
mélodie française,
Philippe Jaroussky,
R. Hahn,
Verlaine
mardi 5 août 2008
Beethoven Sonate n°31 / Hélène Grimaud
Récital donné les 5 et 6 avril 2001 à la Cité de la musique à Paris
Sonate n°31
1er mouvement : Moderato cantabile
2ème mouvement : Allegro molto
3me mouvement : Adagio man non troppo - fuga allegro
Sur le compte Dailymotion d'Hélène Grimaud, d'autres vidéos sont disponibles
http://www.dailymotion.com/HeleneGrimaud
Son site officiel :
http://helenegrimaud.free.fr/other/edito.php?language=FR
Sonate n°31
1er mouvement : Moderato cantabile
2ème mouvement : Allegro molto
3me mouvement : Adagio man non troppo - fuga allegro
Sur le compte Dailymotion d'Hélène Grimaud, d'autres vidéos sont disponibles
http://www.dailymotion.com/HeleneGrimaud
Son site officiel :
http://helenegrimaud.free.fr/other/edito.php?language=FR
lundi 4 août 2008
Le piano que baise une main frêle
Le piano que baise une main frêle
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu'un très léger bruit d'aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.
Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin ?
Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?
Paul Verlaine, Romances sans paroles
Martha Argerich, Ravel, Jeux d'eau
Luit dans le soir rose et gris vaguement,
Tandis qu'un très léger bruit d'aile
Un air bien vieux, bien faible et bien charmant
Rôde discret, épeuré quasiment,
Par le boudoir longtemps parfumé d'Elle.
Qu'est-ce que c'est que ce berceau soudain
Qui lentement dorlote mon pauvre être ?
Que voudrais-tu de moi, doux Chant badin ?
Qu'as-tu voulu, fin refrain incertain
Qui vas tantôt mourir vers la fenêtre
Ouverte un peu sur le petit jardin ?
Paul Verlaine, Romances sans paroles
Martha Argerich, Ravel, Jeux d'eau
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